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Bienvenue à Alba Vallés Marugán

Migrinter est heureux d’accueillir Alba Vallés Marugán, pour une période de trois mois (depuis le 4 février jusqu’au 6 mai). Alba est anthropologue sociale, titulaire d’une maîtrise en coopération au développement et gestion publique des ONG. Elle est chercheuse à l’Institut des Migrations, Département d’Anthropologie Sociale de l’Université de Grenade (UGR).

Elle prépare une thèse de doctorat sur le codéveloppement et les processus migratoires, à partir des expériences des migrants sénégalais qui habitent à Grenade. La réalisation de cette thèse est possible grâce au soutien du Ministère de l’Education, de la Culture et du Sport du Gouvernement Espagnol, avec un contrat FPU.

Elle est également volontaire de l’ONG D Alianza por la Solidaridad et membre du réseau Repensando África (Grenade)

Thèmes de recherche : coopération au développement en Afrique, codéveloppement,  migration africaine, intégration, associationnisme, Éducation pour le Développement.

Alba est à Migrinter dans le cadre d’une Bourse Erasmus + . Elle souhaite profiter du centre de ressources pour affiner son analyse bibliographique sur différents sujets : les migrations africaines, le transnationalisme, le codéveloppement, le Sénégal,… et rencontrer des chercheurs et des associations liées aux migrations et au développement.

Mail de contact : albavalles@ugr.es

BRIANÇON : VILLE-REFUGE par Aude Vinck-Keters

Briançon : ville refuge à l’heure de la criminalisation de la solidarité

Mémoire réalisé sous la direction d’Olivier Clochard dans le cadre du Master 2 Migrations internationales, Spécialité professionnelle « Conception de projets en coopération pour le développement » et soutenu par Aude Vinck-Keters en septembre 2018.

Nb : le mémoire sera bientôt en ligne à l’adresse suivante : https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-02005823

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Depuis 2015, la région de Briançon (Hautes-Alpes) est devenue un espace de tension migratoire, ce qui a valu à cette cité Vauban de 12 000 habitants d’être largement médiatisée à l’échelle nationale comme internationale. L’arrivée d’un nombre grandissant d’exilés depuis l’Italie à mesure que la frontière sud était militarisée a engendré un élan de solidarité parmi les citoyens briançonnais, dont certains ont récemment été jugés coupables « d’aide à l’entrée de personnes en situation irrégulière ». Les deux procès qui ont eu lieu à leur encontre au tribunal de Gap le 8 novembre 2018 et le 10 janvier 2019 témoignent de cette tension : les neuf accusés ont écopé de peines de prison avec sursis et de condamnations de plusieurs mois de prison ferme (cf. les communiqués de presse de l’Anafé et de La Cimade).

(Rue Pasteur, Briançon, mai 2018, un discours « anti-migrants » transformé en discours pour la libre-circulation, © Aude Vinck-Keters)

L’étude menée par Aude Vinck-Keters en 2018 s’intéresse à l’accueil des exilés dans cette ville frontalière et cherche à identifier l’ensemble des acteurs briançonnais de cette solidarité envers les primo-arrivants ayant traversé la frontière franco-italienne par la montagne, mais également des demandeurs d’asile ayant souhaité s’installer dans la plus haute ville d’Europe. Si « la ville qui grimpe » a vu transiter par sa commune, et a accueilli en une année (juillet 2017 – juillet 2018) plus de 4 361personnes arrivant d’Italie, Briançon peut être considérée comme une ville-refuge au sens du refuge en montagne, c’est-à-dire un abri, un lieu-étape de repos et de transit pour continuer la course – et en l’occurrence ici, le parcours migratoire ; mais aussi un lieu d’accueil plus pérenne, un refuge au sens où des individus s’y installent sur un temps plus long, s’y mettent en sûreté pour échapper à une menace et y recherchent une protection internationale. Ainsi au sein de la région de Briançon, aux côtés des quelques dispositifs d’accueil établis par les autorités, s’est mise en place, avec plus ou moins de difficultés,une formidable mobilisation citoyenne soutenue par le pouvoir public local et notamment une municipalité qui s’est positionnée, sans hésitations, en faveur de l’accueil des exilés.

Néanmoins, dans un contexte politique national et européen marqué par la volonté d’exclure les exilés de nos territoires et de nos frontières, par des politiques sécuritaires, de gestion de flux et de contrôle, celles et ceux que l’on appelle les « migrants » se voient criminalisés et ont bien souvent leurs droits bafoués, notamment en raison du choix pernicieux des autorités de chercher à distinguer les « bons réfugiés » des « mauvais migrants économiques ». Si les exilés sont criminalisés(car parfois assimilés à des « terroristes », des « profiteurs », des « envahisseurs », des « indésirables »), les personnes leur apportant un soutien le sont également. En effet, en Briançonnais, les personnes solidaires n’échappent pas aux contrôles, aux auditions, aux gardes-à-vue et aux poursuites en justice – l’exemple le plus probant étant le procès desdits « Sept de Briançon », suivi de celui de deux maraudeurs. Aussi s’agit-il ici de questionner l’accueil et la solidarité en Briançonnais à l’heure de la criminalisation des solidarités ; une criminalisation qui prend différentes formes et qui répond à une stratégie d’intimidation et de répression– en dépit de la décision du Conseil constitutionnel du 6 juillet 2018 consacrant le principe de fraternité –, en réponse à la théorie de « l’appel d’air » souvent défendue par certains responsables politiques.

Gap, 8 novembre 2018, mobilisation d’un millier de personnes autour du procès desdits « Sept de Briançon », © Olivier Clochard

Mots clés : accueil, solidarité, ville-refuge, délit de solidarité, criminalisation de la solidarité

Florent Gohourou, chercheur invité

Le laboratoire est très heureux d’accueillir pour un mois (décembre – janvier), Florent  Gohourou, Maître-assistant en Géographie (CAMES) à  l’Université Jean-Lorougnon-Guédé (Daloa, Côte d’Ivoire) et membre de MIGRINTER (CNRS – UMR 7301).

Florent Gohourou (voir page personnelle) est diplômé des Universités d’Abidjan (1998-2001) et de Poitiers (2002-2013) où il a soutenu sa thèse intitulée « Migrations internationales et territorialisations » : les Français dans la ville d’Abidjan (Côte d’Ivoire) ». Il a aussi effectué des années d’études en Système d’Information Géographique Orienté Web (SIG WEB) à l’Institut Universitaire de Technologie (IUT) de Carcassonne (Université de Perpignan). Cette formation professionnelle lui a permis de travailler quelques années au Service SIG de la ville de Poitiers.

Actuellement, Florent est membre de plusieurs projets internationaux dont celui portant sur « les migrations dans le Golfe de Guinée ». Par ailleurs, il a participé à de nombreuses manifestations scientifiques (nationales, internationales) et est auteur ou co-auteur de plusieurs articles scientifiques et ouvrage dont  :

« Analyse de la dynamique spatiale des ressources forestières et de ses causes dans la sous-
préfecture de Zoukougbeu (Centre-ouest de la Côte d’Ivoire) » Revue Ivoirienne des Sciences Historiques, N°4, Décembre 2018, Abidjan (Côte d’Ivoire), pp 25-39.

« L’influence de la précollecte des ordures ménagères sur la qualité de la salubrité dans le District d’Abidjan (Côte-d’Ivoire) », Déchets Sciences et Techniques – N°76 – Avril 2018, Lyon (France), pp. 3-10.

« Reconversion agricole à Daoukro : quand la crise du café/cacao pousse les Baoulé à lariziculture », Revue Géographique du LARDYMES, n°18, Juin 2017, Lomé (Togo), pp. 9-21.

« Collecte des déchets ménagers et croissance urbaine dans les communes de Cocody et Yopougon (District d’Abidjan, Côte d’ivoire) », Revue Ivoirienne des Lettres Arts et Sciences Humaines, ENS, n°35, Septembre 2017, Abidjan (Côte d’Ivoire), pp. 131-140.

« Pratiques sociales et sensibilisations autour de la question des déchets urbains dans le district d’Abidjan », International Journal of Advanced Research (IJARD), Septembre 2017, New Delhi (Inde), pp.1382 – 1387.

– « Akouédo, The Landfill Overexploited and Dangerous of Abidjan District (Ivory Coast) », International Journal of Science and Research (IJSR), n°6, Septembre 2017, New Delhi (Inde), pp. 246-249.

« Fréquentation des établissements de loisirs dans l’espace remblais (marcory-koumassi, ville d’Abidjan) », Journal de la Recherche Scientifique de l’Université de Lomé, n°4, Décembre 2017, Lomé (Togo), pp177-187.

– « Les migrants africains en Côte d’Ivoire : pratiques d’insertion des Sénégalais d’Abidjan », La Revue de Géographie Tropicale et d’Environnement (GEOTROPE), n°2, Décembre 2017, Abidjan (Côte d’Ivoire), pp. 173-179.

« Mobilités et pratiques socio-spatiales des populations des zones périurbaines de Daloa (Centre-Ouest de la Côte d’Ivoire) », Revue Scientifique du GIDIS, Journal des Sciences Sociales, n°15, Décembre 2016, Abidjan, (Côte d’Ivoire), pp. 87-100.

– « De la crise politico-militaire ivoirienne à la crise franco-ivoirienne : Décomposition et recomposition des territoires français de Côte d’Ivoire », Territoire d’Afrique, n°8, Mai 2016, Dakar (Sénégal), pp.89-98.

« Croissance démographique et consommation des espaces périphériques de la ville de Daloa (Centre-ouest ivoirien) », Revue Internationale de Recherche et d’Etude Pluridisciplinaires (GUREP), n°24, Décembre 2016, Abidjan (Côte d’Ivoire), pp7-20.

« Reconversion économique dans les villages de colonisation mossi de Bouaflé (Centre-ouest ivoirien) », Revue Ivoirienne d’Histoire, n°28, Décembre 2016, Abidjan (Côte d’Ivoire), pp. 30-43.

« Territorialité française dans l’agglomération abidjanaise : l’exemple de la commune de Marcory », Actes de colloque Tome 1 Les perspectives de la Géographie en Afrique Subsaharienne, Juin 2012, Berlin (Allemagne), pp. 249-263.

– « Grand Poitiers :connaissance du territoire et dynamique de développement urable » en partenariat avec l’INSEE-Poitou-Charentes et la DREAL-Poitou-Charentes », en partenariat avec l’INSEE-Poitou-Charentes et la DREAL-Poitou-Charentes, Collection Portrait de territoire, n°14, Juin 2014, Poitiers (France), 60p.

Makrem Mandhouj chercheur invité

Makrem Mandhouj est chercheur invité au laboratoire MIGRINTER du 20 octobre au 2 décembre. Il est géographe à l’Université de Sfax – Laboratoire SYFACTE (Tunisie).

Il termine une thèse de doctorat portant sur les dynamiques sociales et territoriales de la migration internationale dans le Sahel central et méridional tunisien.

Il a contribué à divers programmes de recherche et a participé à de nombreuses manifestations scientifiques nationales et internationales.

Il est par ailleurs, l’auteur de certains articles et rapports dont :

  • Recueil des travaux scientifiques sur la migration tunisienne, (2018), Rapport de Synthèse, Observatoire National de la Migration (ONM) et International Center For Migration Policy and Developpement (ICMPD), 74 p.
  • Circulation des produits en provenance de France et d’Italie sur les places tunisiennes, (2018), In Hypothèses, Carnet de recherche, https://mondis.hypotheses.org/940.
  • Jeunes et migration internationale dans le Sahel tunisien : champs migratoires et charges symboliques autour de la production des graffitis, (2017), In « Espace d’action espace en action : la Méditerranée à l’invite de la géographie », Actes du 3ème colloque du département dé géographie, FLSH de Sousse – Dar Alittihad, pp 313 – 342.
  • Les pratiques matrimoniales dans la migration internationale. L’implication des Femmes et construction de nouveaux réseaux transnationaux, (2011), In Genre, migration et développement socio-économique en Afrique ; Actes du Symposium international sur le genre, CODESRIA: Migration et développement socioéconomique en Afrique, 22p.
  • L’apport des contrats de mariage des émigrés et des registres de l’état civil dans les problématiques des migrations internationales. (2010), In Ateliers sur les migrations africaines : Les recherches sur les migrations africaines méthodes et méthodologie, 25 p.
  • Les étudiants marocains en Tunisie. Choix des filières médicales et stratégies de reproduction sociale, (2009), In MAZZELLA Sylvie (Dir.), La mondialisation étudiante. Le Maghreb entre Nord et Sud, Edition IRMC – Khartala, pp 299 – 316.
  • Les étudiants étrangers en Tunisie dans l’enseignement supérieur public et privé, (2009), In MAZZELLA Sylvie (Dir.), La mondialisation étudiante. Le Maghreb entre Nord et Sud, Edition IRMC – Khartala, pp 257 – 282.
  • Migration internationale et pratiques matrimoniales dans le sahel tunisien, (2009), In OUESLATI Abdelrazek et DUBUS Gilles (Cor.), Regards sur les migrations tunisiennes, Sud Contact, Agadir-Maroc, pp 161–178.
  • Migration internationale et dynamiques socio-spatiales dans le sahel tunisien le cas de la ville de Sayada, (2008), In Migrations et ethnies, Volume 24, Numéro 4, Zagreb-Croatie, pp 353 – 370.

Soutenance de thèse JUAN DU le 27 septembre à l’université Paris VII-Diderot

JUAN DU soutiendra sa thèse (sociologie) intitulée : “Entre solidarité et exploitation. Marchés ethniques du logement et du travail et insertion urbaine des migrants chinois en banlieue parisienne” aura lieu le jeudi 27 septembre, à 14H, à l’université Paris VII-Diderot, bâtiment Olympe de Gouges (accès par la rue Albert Einstein, 75013, Paris), en salle 576 (salle Jean Laplanche).

Plan d’accès du bâtiment : http://urmis.unice.fr/?Plan-d-acces-Urmis-Paris-Rive

Rappel : Veuillez venir avec une pièce d’identité (ou une carte d’étudiant ou professionnel), pour recevoir un badge qui permet l’accès au 5ème étage.

Le jury sera composé de :

  • LEVY-VROELANT Claire / Professeure à l’Université Paris Saint-Denis (Rapporteuse)
  • MA MUNG Emmanuel/ Directeur de recherche émérite au CNRS (Co-directeur de thèse)
  • ROCCA Jean-Louis / Professeur à Sciences Po (Examinateur)
  • SALZBRUNN Monika / Professeure à l’Université de Lausanne (Rapporteuse)
  • TIMERA Mahamet / Professeur à l’Université Paris Diderot (Co-directeur de thèse)
  • TREMON Anne-Christine / Maître d’enseignement et de recherche à l’Université de Lausanne, HDR (Examinatrice)

Résumé :

Entre solidarité et exploitation. Marchés ethniques du logement et du travail et insertion urbaine des migrants chinois en banlieue parisienne

Cette thèse s’intéresse à l’agency (capacité d’agir) telle qu’elle se manifeste dans la vie quotidienne des migrants chinois en situation défavorable en France. Les enquêtes ont été effectuées dans deux quartiers en banlieue parisienne qui accueillent de nombreux nouveaux arrivants « par le bas », et qui commencent leur vie migratoire par une période irrégulière. En dépit d’une double exclusion dans la société d’accueil à la fois de la part des politiques migratoires et du marché, les immigrés chinois réussissent généralement à sortir de l’ornière. Comment y parviennent-ils ?
En s’appuyant sur l’accès au logement et au travail, deux domaines essentiels dans l’expérience migratoire, cette thèse tente de répondre à cette problématique en se focalisant sur les marchés ethniques. Non seulement les liens interpersonnels, mais aussi les liens communautaires basés principalement sur l’ethnicité, sont mobilisés comme ressources.
Cette thèse entend d’abord mettre en lumière les marchés ethniques du logement et du travail, afin de mieux comprendre le mécanisme qui fait fonctionner cette économie ethnique. D’autre part, elle entend mettre en relief trois questions essentielles autant bien sur le plan académique que sur le plan politique : l’approche émique, en insistant sur les perspectives des migrants eux-mêmes, la tension entre l’importance des ressources communautaires dans la vie quotidienne des migrants chinois et ses contraintes éventuelles, et le faux dilemme entre communauté et intégration.

Bienvenue à José Manuel Maroto Blanco

José Manuel Maroto BlancoLe laboratoire est heureux d’accueillir pour une période de trois mois (d’avril à juin) José Manuel Maroto Blanco qui a obtenue une bourse ERASMUS.

José Manuel est chercheur à l’Institut des migrations et membre du Département d’Histoire Contemporaine de l’Université de Grenade.

Actuellement, il prépare une thèse de doctorat sur la représentation des Africains noirs en Espagne et leurs l’expériences vécues depuis le régime de Franco  jusqu’à présent. La réalisation de cette thèse est possible grâce au soutien du Ministère de l’Education, de la Culture et du Sport du Gouvernement espagnol (FPU15 / 01266).

Parmi ses thèmes de recherche, nous pouvons souligner la coopération espagnole au développement en Afrique, les préjugés et le racisme dans l’histoire récente de l’Espagne.

Sélection de publications de José Manuel Maroto Blanco :

  • La Ayuda Oficial al Desarrollo española en Guinea Ecuatorial: un análisis crítico (2014) en Cuadernos Geográficos
  • Os problemas internos da África Central e Ocidental francófona como entravesaodesenvolvimento económico e social: umavisâo crítica das elites africanas (2015) en Simbiotica
  • The Lack of European Awareness Regarding the African Continent The Case of Spanish Universities (2016) enG200 Youth Forum
  • “Ayudarnos es parte de nuestra cultura”. Estrategias de los migrantes ante la crisis económica: El caso de la población senegalesa en Granada (2017) en la Revista Internacional de Estudios Migratorios
  • Miedos y prejuicios de una nación. La negritud y la figura del negro en la historia reciente de España a través del cine (1959-2002) en Revista de Historia Social.

José Manuel est installé dans le bureau des doctorants où on peut le rencontrer. Il participera au cinquième Séminaire Annuel organisé à la M.S.H.S. de Poitiers sur le thème “Humanité et fermeté : lire les frontières au prisme des discours et des dispositifs migratoires”.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur sa page personnelle sur le site de l’Université de Grenade : https://ugr.academia.edu/JoseManuelMarotoBlanco

Et pour le contacter : jmmaroto[at]ugr.es

Carmen Clara Bravo Torres à MIGRINTER

Le laboratoire est heureux d’accueillir pour une période de trois mois (avril / juin) Carmen Clara Bravo Torres qui a obtenue une bourse ERASMUS. Clara est chercheuse à l’Institut d’Anthropologie et des Migrations de l’Université de Grenade, elle prépare une thèse de doctorat sur la gestion de la diversité dans le contexte éducatif grâce à une subvention du Ministère de l’Education espagnol (FPU).

Clara est anthropologue diplômée de l’Université de Grenade (2011-2015), elle a étudié pendant un an à l’Université de Maynooth, en Irlande (2013-2014) où elle a terminé une maîtrise en études sur la migration (2015-2016) et préparé une maîtrise en politique et démocratie.

Actuellement, elle enquête dans le cadre de sa thèse sur l’identification de la diversité dans l’environnement normatif et politique concernant le contexte éducatif. Par conséquent, ses sujets d’étude sont le contexte éducatif, les migrations, l’altérité, la politique européenne, entre autres.

Elle participe à deux projets de recherche :

  • Construyendo diferencias en la escuela. Estudio de la trayectoria de las ATAL en Andalucía, de su profesorado
    y de su alumnado
  • Multilevel Governance of cultural diversity in a comparative perspective EU-Latin America

Installée dans le bureau des doctorants où on peut la rencontrer, elle analyse les discours politiques et normatifs concernant l’immigration. Prochainement, elle assistera au congrès EVASCOL qui se tiendra à Paris et participera aux différents séminaires qui auront lieu à MIGRINTER.

Pour la contacter : bravotorres93@ugr.es

Omar Tcham à MIGRINTER

Le laboratoire Migrinter est heureux d’accueillir depuis le 12 mars dernier M. Omar TCHAM, enseignant à l’École Supérieure d’Économie d’Oran et doctorant en Sciences Économiques à l’Université d’Oran 2 –Mohamed Ben Ahmed.

Il prépare une thèse sous la direction du professeure Najat ZATLA, dont la problématique de recherche est axée sur la fuite des cerveaux, la circulation des compétences et le développement en Algérie, avec un intérêt pour la migration des médecins.

Il a bénéficié d’un stage de courte durée de l’ESE-Oran, et compte profiter de son séjour dans notre laboratoire pour enrichir sa bibliographie en exploitant le fonds du centre de ressources, et s’entretenir avec les chercheurs, les enseignants-chercheurs et les doctorants afin de discuter et éclaircir les différents questionnements auxquels il est confronté dans son travail de recherche.

Omar Tcham restera dans nos murs jusqu’au 21 mars.

Courriel :tchamomar@gmail.com

Genre, intersectionnalité et migrations

Nous publions une série de 5 billets rédigés par les animateurs des plénières du colloque des 30 ans de Migrinter.

Cette semaine, nous vous présentons le quatrième volet de cette série :

Genre, intersectionnalité et migrations

Conférence de Mirjana Morokvasic, (ISP, CNRS-Université de Paris Ouest), Nouria Ouali, (Université Libre de Bruxelles), Adelina Miranda (Migrinter)

Lien vers la vidéo de la plénière

Au cours de ces dernières années, nous avons assisté à une mise en visibilité grandissante de la thématique « genre et migrations ». Les publications, les colloques, les séminaires se succèdent et ce champ d’études présente désormais une légitimité académique, comme le montre l’augmentation du nombre de thèses discutées.

Mirjana Morokvasic dresse les enjeux épistémologiques qui ont accompagné la rencontre entre les études du genre et des migrations. Placer le genre au cœur des migrations a permis d’établir des passerelles entre deux domaines qui ont longtemps évolué sans se croiser : celui sur l’immigration (privilégiant l’homme comme le référent universel) et celui sur les femmes et les rapports sociaux de sexe (remettant en cause les principes de la neutralité de la connaissance). Continuer la lecture de Genre, intersectionnalité et migrations

Mineur(e)s et jeunes en mobilité

Nous publions une série de 5 billets rédigés par les animateurs des plénières du colloque des 30 ans de Migrinter.

Cette semaine, nous vous présentons le troisième volet de cette série :

« Mineur(e)s et jeunes en mobilité »

 conférence de Nelly Robin et Daniel Senovilla (Migrinter), Hawa Ba (Open Society West Africa), Andreas Vonkanel (Université de Neuchâtel) et Florian Aumond (Université de Poitiers)

Lien vers la vidéo de la plénière

Depuis le début des années 2000, le laboratoire Migrinter a initié plusieurs recherches sur la migration indépendante des enfants ; ces travaux ont pour singularité de croiser les disciplines des sciences juridiques et sociales, de placer l’observation tant dans les pays d’accueil que dans les pays d’origine et de transit et d’envisager la multitude des pratiques et des situations vécues par les enfants qui bougent (traite, migration, déplacement, aventure, etc.).

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Travail et globalisation: Le travailleur immigré comme variable d’ajustement pour le marché du travail

Nous publions une série de 5 billets rédigés par les animateurs des plénières du colloque des 30 ans de Migrinter.

Cette semaine, nous vous présentons le deuxième volet de cette série de 5 billets: « Travail et globalisation: Le travailleur immigré comme variable d’ajustement pour le marché du travail »,  conférence de Marilyne Poulain (CGT), Alain Morice (CNRS, URMIS) et Lionel Ragot (Université Paris Ouest Nanterre La Défense)

par Florence Boyer, IRD, URMIS

Lien vers la vidéo de la plénière

Dans le cadre européen en particulier, l’argument démo-économique est mis en avant soit dans le sens d’une ouverture aux migrations internationales, soit dans le sens d’une fermeture. Cependant, dans un contexte de segmentation du marché du travail, cette approche pose la question d’une adéquation entre la demande et l’offre de main d’œuvre qui serait issue de ces mouvements migratoires. Par ailleurs, elle interroge les politiques migratoires, leur construction au regard non seulement des logiques du marché du travail, mais aussi du droit des migrants et des travailleurs. Lionel Ragot, économiste, Alain Morice, sociologue et Marylin Poulain responsable immigration à la CGT Paris, débattent de ces liens contradictoires entre fonctionnement du marché du travail, politique migratoire et droit des travailleurs et/ou des migrants.

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Avec Shimon Pérès, un Etat hébreu à bras ouverts…

William Berthomière 1

Yann Scioldo-Zürcher 2

Article publié dans Libération, le 28 septembre 2016

Dans son ouvrage intitulé Le voyage imaginaire: avec Théodore Herzl en Israël (1998), Shimon Pérès avait relaté quelques éléments d’une discussion qui s’était tenue entre le général De Gaulle et David Ben Gourion à la fin des années 1950. Pour souligner toute l’importance de la question migratoire dans le processus d’édification de l’État d’Israël, Shimon Pérès avait choisi de retranscrire la réponse qu’avait pu faire David Ben Gourion à une question du général De Gaulle lui demandant quel était son vœu le plus cher. Elle s’était résumée en une courte phrase : « l’arrivée de millions et de millions de Juifs en Israël ».

Pour celui qui fut aussi ministre de l’Immigration au cours de sa longue carrière politique, il ne faisait aucun doute que le développement du jeune État d’Israël passerait par sa capacité à maintenir un lien étroit avec les différents établissements de la diaspora afin de favoriser l’arrivée d’immigrants juifs du monde entier. L’observation des données démographiques témoigne pleinement de la place cardinale de l’immigration juive dans la société israélienne. À la fin 2015, le nombre d’immigrants entrés dans le cadre de la Loi du Retour (qui garantit la possibilité à tout Juif de s’installer dans le pays) a dépassé les 3 millions de personnes et malgré la baisse notable du flux d’immigration depuis les années 2000 (due au tarissement progressif des entrées issues de l’ex-Union soviétique), sa part reste toutefois à un niveau relativement élevé. Elle compose encore aujourd’hui près d’un quart de la source de croissance de la population juive d’Israël. Aux immigrations originaires d’Éthiopie et d’ex-URSS, qui auront alimenté la croissance démographique israélienne avec plus d’un million de personnes au cours des années 1990-2000, succède aujourd’hui l’alya de France, qui fait l’objet de toutes les attentions.

Après la guerre des Six Jours (1967), et l’inquiétude qu’elle avait engendrée de le voir disparaître, quelques ménages décident de soutenir le mouvement sioniste en allant directement s’installer dans le jeune État juif. Au-delà de quelques figures, comme le rabbin Léon Ashkenazi, ou le professeur André Néher, cette migration concerne surtout une jeune génération de Juifs, à la fois descendants de survivants de la Shoah et d’originaires d’Afrique du Nord. Jusqu’à la fin de la décennie 1980, on estime à 500 le nombre annuel moyen de ceux qui quittent la France. On ne sait pas combien revienne. Ce mouvement migratoire aura ainsi pour conséquence d’étendre les réseaux familiaux entre Israël et la France, de faire du pays un horizon familier et de renforcer l’idée sioniste religieuse comme séculaire. L’immense majorité des Juifs de France, voit ainsi l’installation en Israël comme le moyen de vivre pleinement sa religion, le pays étant entièrement rythmé à par la vie juive, ou comme un « lieu refuge » lorsqu’en diaspora, ils ne trouvent la sécurité qu’ils recherchent. Et depuis le milieu des années 1990, sous l’influence d’une pratique religieuse plus poussée, mais aussi d’une réelle fragilisation de la société française en proie au développement d’un antisémitisme ouvertement belliqueux, l’immigration juive française s’est amplifiée : environ 2 000 juifs faisaient leur alya en 2000, ils étaient plus de 6 500 à partir au cours de l’année 2015.

Ce nouveau mouvement migratoire interroge les rapports franco-israéliens sous un jour inédit. Car l’alya des Juifs de France a non seulement entrainé l’éclatement des sphères familiales, les jeunes diplômés et les retraités venant les plus nombreux (60 % environ), tandis qu’un nombre important de personnes circulent entre les deux pays. Ce que l’on appelle « l’Alya Boeing » traduit bien cette réalité migratoire, dans laquelle il est difficile à toute une classe d’âge médian de travailler en Israël, et d’abandonner ses affaires, sa profession et ses diplômes en France. Dès lors, tous les partis politiques juifs israéliens, gauche comprise, ont appelé de leurs vœux la mise en place de politiques publiques favorisant leur insertion pour ainsi mieux pérenniser ce qui est aujourd’hui la première migration en nombre dans le pays.

Si la déclaration de David Ben Gourion révélée par Shimon Pérès devait appeler un commentaire, nous pourrions aujourd’hui affirmer que le général De Gaulle n’aurait jamais pu imager que l’alya de France puisse atteindre un tel niveau et que David Ben Gourion, lui aussi aurait probablement eu la surprise de constater que l’État d’Israël, en 68 ans d’existence, ait pu aussi devenir un espace d’immigration pour des populations non juives inscrites dans le processus de mondialisation migratoire avec plus de 180 000 travailleurs étrangers et environ 50 000 demandeurs d’asile présents aujourd’hui dans le pays.

1 William Berthomière, est chercheurs au CNRS, membre du laboratoire MIGRINTER à Poitiers. Il a notamment co-rédigé avec Lisa Anteby-Yemini, « Le légitime, le temporaire et l’infiltré ou les trois visages de l’immigration en Israël » in Camille Schmoll, Hélène Thiollet et Catherine Wihtol de Wenden, Migrations en Méditerranée, Paris : CNRS, pp.259-270.

2 Yann Scioldo-Zürcher, est chercheur au CNRS, membre du Centre de Recherche Français à Jérusalem. Il dirige le programme de recherche MIFI (Migrations de Français en Israël financé par le CNRS).

Filmer les réfugiés : cinéma d’enquête, études visuelles et subjectivité assumée

Couverture de l'ouvrage "Filmer les réfugiés" de Fabienne Le Houérou
Couverture de l’ouvrage “Filmer les réfugiés” de Fabienne Le Houérou

Nouveauté livre

Filmer les réfugiés : cinéma d’enquête, études visuelles et subjectivité assumée. Documentaires, films ethnographiques, ethno-fictions ou égo-fictions ?

par Fabienne Le Houérou

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Préface de William Berthomière

Persévérer est le premier mot posé sur le papier par Fabienne Le Houérou pour ouvrir le chemin de la pensée qu’elle nous donne à (entre-)voir dans cet ouvrage. Indéniablement, le vouloir-dire qui se dégage au fil des pages a quelque chose du conatus. La question du vouloir-dire des images est en effet animée par la volonté d’affirmer un positionnement de recherche qui coûte que coûte, malgré railleries et discrédits de milieux qui font doxa, a conduit Fabienne Le Houérou à persévérer dans son être(-chercheure). Le dessein de cet écrit est donc présenté dès le premier plan et l’auteur reste fidèle à sa démarche en poursuivant le but de donner toute sa place au « cinéma d’enquête ». Et ne nous y trompons pas la fidélité est ici tout sauf aveuglement tant Fabienne Le Houérou nous laisse entendre la force des questionnements et des doutes qui l’ont accompagnée sur les routes d’exilés de la corne de l’Afrique au sous-continent indien.

Être sur la route poussée par le désir de traduire en images l’authenticité d’expériences humaines demeure donc le cœur de cet ouvrage où la mobilité forcée, contrainte, incertaine, sans retour, libère, démultiplie la parole du chercheur, venant comme sous-titrer des mouvements au développement rhizomique, qui sont autant d’occasions d’étendre la réflexion dans des directions toutes plus stimulantes les unes que les autres : l’outil qu’est la caméra et le mécanisme d’entrainement qu’elle nous livre dans une séquence du don et du contre-don, l’esthétisation sous-jacente ou bien encore les surimpressions disciplinaires qui amoindrissent la sensibilité des images, et enfin les enjeux du Je. Continuer la lecture de Filmer les réfugiés : cinéma d’enquête, études visuelles et subjectivité assumée

Mineur(e)s en mobilité et privation de liberté – 5 juillet 2016 – Poitiers

Journée d’études
Mineur(e)s en mobilité et privation de liberté
organisée par les laboratoires

MIGRINTER, CECOJI-UP et CEPED

en lien avec l’Université d’été Facultatis Iuris Pictaviensis 2016. Thème : l’enfant.

5 juillet 2016, 10h-17h
Faculté de droit, Hôtel Aubaret, Amphithéâtre Pierre Couvrat
15 rue Sainte-Opportune, 86073 POITIERS

L’évolution contemporaine des migrations internationales pose de nouveaux défis à la communauté scientifique en terme d’analyse et de compréhension des processus migratoires. Parmi eux, la question des catégories sociales et juridiques classiquement mobilisées devient essentielle ; celles-ci ne rendent plus véritablement compte d’un phénomène qui se complexifie. Tel est le cas, notamment, de la distinction entre les différents Etats traversés au long des parcours migratoires ; la situation dans les Etats de transit est de plus en plus prise en considération dans les travaux scientifiques comme dans les instruments élaborés par les Nations Unies. Ils y apparaissent désormais immanquablement aux côtés des Etats d’origine et  d’accueil. D’où la nécessité d’appréhender l’ensemble du parcours migratoire ; en d’autres termes, d’analyser la mobilité comme processus.
Ainsi, la Journée d’études « Mineur(e)s en mobilité et privation de liberté » vise à élargir le champ scientifique qui se situe encore essentiellement dans les pays d’accueil et porte principalement sur le statut et le traitement juridiques des mineurs, leur profil sociodémographique et les raisons de leur migration. L’objectif est notamment de déplacer l’observation dans les lieux de transit, là où se nouent et se dénouent les contraintes et les opportunités de la migration. Il s’agit de rendre compte des risques autour desquels se construit l’expérience migratoire. Les mineur(e)s apparaissent dans ce contexte parmi les plus vulnérables. Les dangers auxquels ils se trouvent particulièrement exposés peuvent provenir de personnes privées, notamment dans le contexte du trafic illicite de migrants et  de la traite des êtres humains. Ils appellent par conséquent une protection, variable, des autorités publiques. Mais ces dernières peuvent aussi elles-mêmes porter atteinte aux droits des mineurs en mobilité, notamment par l’adoption de mesures de privation de liberté. Les mineurs en mobilité sont susceptibles, comme toute personne et sous réserve des restrictions et aménagements liés à leur âge, d’être soumis à la détention. Ces mesures pénales doivent cependant être détachées du fait qu’ils sont en mobilité. L’irrégularité de leur situation administrative ne peut en effet être considérée, au regard du droit international, comme une infraction. Le fait qu’ils soient incarcérés au cours de leur parcours rend cependant d’autant  plus vulnérables les mineurs, ce qui suppose que des dispositions particulières soient prévues à leur égard, entre autres dans le domaine de l’assistance juridique.

Des sanctions administratives peuvent être adoptées à l’égard des étrangers ne satisfaisant pas aux conditions d’entrée et de séjour. Les mineurs en mobilité sont ainsi exposés à des mesures de rétention. Leur âge doit cependant influencer les décisions prises en ce domaine. D’une part, les conditions de la rétention doivent prendre en considération la minorité, qu’il s’agisse par exemple de leur durée ou du lieu où la mesure est appliquée1. D’autre part, l’âge peut impacter le principe même du placement en rétention. Celui-ci n’est pas prohibé par le droit international et le droit européen, mais tous deux énoncent qu’il doit rester exceptionnel.
La récente réforme du droit des étrangers en France (7 mars 2016), qui tend à promouvoir les alternatives à la rétention pour les majeurs, devrait limiter ces situations. Cette loi n’est en revanche pas revenue sur la possibilité de placer des mineurs, isolés ou accompagnés, dans les zones d’attente situées dans les gares, les aéroports et les ports. Le cas, médiatisé, d’un jeune comorien de 8 ans maintenu dans la zone d’attente à l’aéroport de Roissy en mars 2016 montre que cette autre forme de privation de facto de liberté perdure. Et ce, en dépit des réserves notamment exprimées par le Comité des droits de l’enfant lors de l’examen du dernier rapport de la France.
La privation de liberté des mineurs en mobilité est donc une réalité. Le droit international tend de plus en plus à l’encadrer, notamment au nom du principe de l’intérêt supérieur de l’enfant. Il revient cependant aux Etats, par ailleurs auteurs des mesures privatives de liberté, de traduire cette évolution, dans la législation tout d’abord, dans la pratique, ensuite. Au cours de la Journée d’études « Mineur(e)s en mobilité et privation de liberté », en séance plénière, ces questions essentielles seront abordées sous l’angle de l’Enfermement des mineur(e)s à l’épreuve de l’intérêt supérieur de l’enfant et d’une Approche différenciée de la privation de liberté des mineur(e)s en Europe. L’analyse comparée du droit interne des Etats, complétée par l’observation sur le terrain (Mali, Balkans, Mayotte) devra, au cours de la table ronde, permettre d’apprécier la conformité entre les textes et leur mise en oeuvre. Plusieurs exemples seront ainsi proposés par des scientifiques et des institutionnels, d’horizons
géographiques et disciplinaires différents.

Cette journée d’études est adossée à l’Université d’été Facultatis Iuris Pictaviensis dont le thème porte cette année sur l’Enfant (Faculté de droit, Hôtel Aubaret, Amphi Hardoin, 4-9 juillet 2016)1.

Parallèlement, l’exposition « Mineurs isolés étrangers » de Fred Soupa sera installée à la Faculté de Droit. Ce reportage photo illustre la situation précaire des mineurs isolés étrangers (MIE) à Paris, victimes d’une forme de maltraitance institutionnelle.

Le 5 juillet, à 21h, le film de Nils Tavernier, « La liberté en prime », sera projeté en présence du réalisateur, au Dietrich. Ce long métrage rend compte des conditions de détention des mineur(e) en prison au Sénégal et d’une approche innovante et audacieuse de la justice réparatrice, pour une justice juvénile plus humaine.

Florian Aumond, Nelly Robin, Olivier Clochard

Contacts : nelly.robinsn@orange.fr / florian.aumond@univ-poitiers.fr

PROGRAMME

10h00-10h30, Introduction Florian AUMOND (CECOJI-UP et MIGRINTER) et Nelly ROBIN (CEPED-MIGRINTER)

10h30-13h00 Séance plénière
• Enfermement des mineur(e)s à l’épreuve de l’intérêt supérieur de l’enfant – Djibril FALL, PhD études internationales, Directeur du Service Social International – Afrique de l’Ouest
• Approche différenciée de la privation de liberté des mineur(e)s en Europe – Olivier CLOCHARD, géographe, Chargé de recherches (CNRS), Laboratoire Migrinter, UMR 7301, Université de Poitiers – Discutant : Philippe PINEAU, Membre du Bureau central de la Ligue des droits de l’homme, Président de la section de Châtellerault

14h00-17h00, Table-ronde animée par Hawa BA, anthropologue, Directrice du programme Sénégal d’Open Society Initiative for West Africa (OSIWA)

Intervenants :
• Le corridor migratoire « balkanique », une route de privation des libertés ? Un questionnement par l’image – Lucie BACON, géographe, Migrinter, UMR 7301, Université de Poitiers
• Privation de libertés des mineurs en transit au Mali – Mohammad Ahmad SANGARE, juriste, Université de Bamako
• Mineurs étrangers isolés dans le Calaisis entre transit et confinement – Corentin BAILLEUL, géographe, UMR 7301, Migrinter, Université de Poitiers
• Le mineur face à la privation pénale de liberté – Merete TURLIN, magistrat honoraire, Cour d’Appel d’Aix en Provence

L’exposition «Démineurs»

L’exposition «Démineurs»

Du 8 février au 5 mars 2016,

Centre culturel des Prés du Roy, 34 route de Leuville

91180 Saint-Germain-lès-Arpajon.

 

L’exposition «Démineurs» retrace le projet réalisé avec des mineurs isolés étrangers depuis 3 ans. Composée de court-métrages, récits créatifs et artisanaux mais aussi de dessins originaux, elle témoigne d’un temps d’expression libre, pensé pour et avec eux, au sein de leurs structures d’accueil. Visions des cultures autres, d’ailleurs perdus mais surtout perception radicale du réel, ces multiples témoignages sans visage mais très intimes à la fois, permettent de se construire des images, de s’immiscer dans la peau de jeunes venus du bout du monde, chahutés de toutes parts. Vous pourrez découvrir les vidéos de ces jeunes primo-arrivants à partir d’un dispositif numérique.

Démineurs est initié par Fred Soupa, réalisateur, avec la participation de Sarah Przybyl, géographe et doctorante (Migrinter Poitiers), porté par l’association La Colline. Une cinquantaine de jeunes y ont participé de leur plein gré, accompagnés de professionnels. Les court-métrages proviennent d’actions menées dans plusieurs structures en France

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